OMM: Investir dans la résilience face à l’intensification des risques climatiques

5 mai 2026

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a officiellement lancé un nouveau mécanisme de financement pour préserver l’ossature des prévisions météorologiques, qui contribue à la stabilité mondiale et dont la valeur économique se chiffre en milliers de milliards de dollars des États-Unis d’Amérique (É. U.).

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L’initiative WMO Weather, Climate and Water Intelligence Commons (patrimoine météorologique, climatologique et hydrologique), ou WMO Commons (patrimoine de l’OMM), vise à mobiliser au moins 100 millions de dollars É.-U. sur cinq ans pour financer des systèmes mondiaux de surveillance, de prévision et de prestation de services météorologiques, climatologiques et hydrologiques.

La Secrétaire générale de l’OMM, Mme Celeste Saulo, a présenté WMO Commons à l’occasion d’un discours liminaire prononcé lors d’une table ronde de haut niveau réunissant des dirigeants financiers, des chefs d’entreprise et des responsables gouvernementaux dans le contexte de la Semaine du climat de Zurich. Elle a avancé des arguments convaincants en faveur d’un renforcement du réseau d’observations et de prévisions météorologiques, l’objectif étant d’accroître la résilience face aux risques climatiques croissants et de garantir la protection et la préparation des populations du monde entier.

D’après Swiss Re, rien qu’en 2024, les catastrophes liées au temps et au climat ont causé des pertes mondiales à hauteur de 318 milliards de dollars É.-U. et seules 43 % d’entre elles étaient assurées. Selon le Forum économique mondial, les phénomènes météorologiques extrêmes constituent le principal risque à long terme pour la décennie à venir.

«Les risques climatiques s’expriment de plus en plus à travers les conditions météorologiques. Et les risques météorologiques se traduisent rapidement en risques économiques», a expliqué Mme Saulo.

Partout dans le monde, les tempêtes, les inondations, les périodes de sécheresse, les vagues de chaleur et les feux de forêt perturbent les opérations, ébranlent les chaînes d’approvisionnement, réduisent la productivité du travail, mettent à rude épreuve les systèmes de santé, alourdissent la charge des sinistres pour le secteur de l’assurance et affaiblissent les finances publiques, a-t-elle détaillé.

Du côté des bonnes nouvelles, les connaissances scientifiques ont considérablement progressé, ce qui permet aux investisseurs de prendre des décisions plus éclairées et plus judicieuses en matière de gestion des entreprises et des risques.

La capacité de prévision continue de s’améliorer. Les prévisions à cinq jours d’aujourd’hui sont aussi précises que les prévisions à trois jours d’il y a 20 ans, tandis que la précision des prévisions de un à quatre jours s’est améliorée d’environ 10 à 20 %.

«Les prévisions n’empêchent pas les tempêtes ni la sécheresse de se produire. Néanmoins, elles transforment la surprise en préparation. La préparation protège les vies, les biens et la croissance. Aujourd’hui, les renseignements météorologiques et climatologiques ne sont pas simplement des informations utiles. Ce sont des renseignements économiques», a insisté Mme Saulo.

  • Ils transforment l’incertitude en délai d’anticipation.
  • Ils permettent aux entreprises de réorganiser leur logistique.
  • Ils aident les assureurs à tarifer le risque avec plus de précision.
  • Ils aident les gouvernements à protéger les citoyens et les infrastructures.
  • Ils permettent aux investisseurs de faire la différence entre résilience et vulnérabilité.